Voie professionnelle : examens sous tension, corrections dématérialisées… la CGT Éduc’action exige un véritable cadrage national
Organisation des examens, dématérialisation des corrections, CCF, conditions de travail des correcteurs et droit à la déconnexion : la session 2026 du baccalauréat professionnel confirme les dérives dénoncées depuis plusieurs mois par la CGT Éduc’action.
Consulter le dossier complet
Retrouvez le tract national, les communiqués de presse et les analyses de la CGT Éduc’action sur les examens du baccalauréat professionnel 2026.
Une organisation toujours aussi contestée
Les épreuves anticipées du baccalauréat professionnel sont directement issues de la réforme du « parcours différencié », que la CGT Éduc’action combat depuis son annonce.
Cette organisation désorganise la fin d’année scolaire :
- rupture des progressions pédagogiques ;
- désorganisation des classes ;
- augmentation de l’absentéisme ;
- stress supplémentaire pour les élèves ;
- rupture d’égalité entre les candidat·es.
- la suppression du parcours différencié ;
- le retour des épreuves nationales après la mi-juin ;
- des examens anonymes, ponctuels et nationaux.
La dématérialisation des corrections : un nivellement par le bas
Pour la première fois, les copies écrites du baccalauréat professionnel sont corrigées via la plateforme Santorin.
Cette décision, prise sans réelle concertation, bouleverse les conditions de correction et remet en cause un fonctionnement qui permettait jusqu’à présent un véritable travail collectif dans les centres de correction.
Les collègues signalent déjà de nombreuses difficultés :
- fatigue visuelle importante ;
- copies peu lisibles après numérisation ;
- impossibilité de comparer facilement plusieurs copies ;
- harmonisation plus difficile ;
- isolement des correcteurs ;
- bugs informatiques ;
- réattributions de copies sans concertation.
- les conditions de travail des correcteurs ;
- la qualité des corrections ;
- l’équité de traitement entre les candidat·es.
Des décharges de service encore insuffisantes
Depuis plusieurs mois, la CGT Éduc’action demande au ministère un cadrage national écrit garantissant des décharges de service pour tous les collègues convoqués aux réunions :
- d’entente ;
- de correction ;
- d’harmonisation.
Malgré ces interventions répétées — notamment lors du Conseil supérieur de l’Éducation du 28 mai puis du CSA du 4 juin — le ministère refuse toujours de publier une note nationale opposable.
Seules des consignes orales ont finalement été transmises aux rectorats, avec une application très variable selon les académies.
- les convocations aux réunions valent ordre de mission ;
- les personnels doivent être déchargés de leurs cours pour les réunions d’entente, de correction et d’harmonisation ;
- la disponibilité demandée aux collègues s’étale souvent sur plusieurs jours alors qu’ils restent responsables de leurs classes.
La CGT revendique donc des décharges de service réellement proportionnées à la charge de travail.
CCF et CCC : une charge de travail toujours plus lourde
Les modalités d’évaluation en Contrôle en Cours de Formation (CCF) et en Contrôle en Cours de Formation Continué (CCC) continuent d’alourdir considérablement le travail des personnels.
Les enseignant·es doivent :
- concevoir les sujets ;
- organiser les épreuves ;
- convoquer les candidat·es ;
- reconvoquer les absent·es ;
- surveiller ;
- corriger ;
- saisir les notes ;
- respecter des calendriers différents selon les académies.
Cette multiplication des évaluations permanentes remet en cause le caractère national du diplôme et transforme progressivement les temps d’apprentissage en temps d’évaluation.
Nos revendications
- maintien des corrections en centres ;
- maintien des collectifs de travail entre correcteurs ;
- note nationale garantissant des décharges de service pour tous les personnels convoqués ;
- décharges supplémentaires adaptées à la charge réelle de correction ;
- respect du droit à la déconnexion ;
- fin du parcours différencié ;
- abandon du CCF et du CCC comme modes généralisés d’évaluation ;
- retour à des examens nationaux, anonymes et ponctuels.
Une difficulté dans votre académie ?
Si les consignes ministérielles concernant les décharges de service ne sont pas appliquées dans votre établissement ou votre académie, contactez rapidement la CGT Éduc’action.
Nous pouvons intervenir auprès du rectorat afin de faire respecter les droits des personnels.
