📅 F3SCT n°1 – Déclaration liminaire CGT Éducation 91
6 novembre 2025
Les conditions de travail restent dégradées, la fatigue s’installe, et les alertes se multiplient.
🏫 Dans le premier degré
Les remontées sont claires : l’inclusion reste le sujet central.
Les équipes veulent une école inclusive, mais pas sans moyens !
Nous réclamons : des effectifs allégés, plus de postes, davantage de places en SEGPA, EREA, ULIS…
Un vrai statut pour les AESH, des formations, un accompagnement réel, et une refonte de la formation spécialisée.
Tout cela, c’est urgent et vital.
Et pourtant, toujours pas de réponse du ministère.
Résultat : les personnels, pourtant profondément attachés à l’idée d’inclusion, finissent par s’épuiser, se décourager, parfois même rejeter ce qu’ils défendaient.
Une école exprime son mal-être lors de l’évaluation d’école.
Tout le monde le dit, clairement.
Mais au compte rendu… rien !
Après insistance, l’équipe a finalement réussi à faire inscrire une partie de ce malaise.
Et la réponse ? Une “préconisation” : aller voir un psy.
C’est dire à quel point les difficultés du terrain sont entendues… ou plutôt, évacuées.
🏫 Dans le second degré
C’est le rapport à la hiérarchie qui domine les remontées.
Les relations avec les chefs d’établissement se tendent, les pressions augmentent, les méthodes autoritaires se banalisent.
Et pourtant, on voudrait encore calquer ce modèle sur le premier degré ?
C’est un non-sens !
Les personnels n’ont pas besoin de petits chefs, mais de collégialité, de respect et de confiance.
⚠️ Risques psychosociaux en hausse
Aujourd’hui, le manque de considération et les pratiques managériales agressives dégradent le travail pédagogique et éducatif.
Les risques psychosociaux explosent.
✊ La CGT Éducation le rappelle
Nous refusons ce modèle de gestion autoritaire.
Nous demandons une véritable collégialité dans la gestion des établissements,
et la remise à plat du rôle des personnels de direction.
Nous revendiquons :
- le recrutement des chef·fes d’établissement au sein des corps de l’Éducation nationale ;
- une formation centrée sur le bien-être des équipes, pas sur le contrôle ;
- et des moyens pour faire respecter, enfin, le droit du travail.
Parce que sans respect, sans écoute, sans moyens,
il n’y a pas d’école publique qui tienne.
