Voie professionnelle : stop au surbooking des classes !
La DSDEN confirme l’augmentation des effectifs par classe dès la rentrée 2026
Alerte : +2 élèves par classe en voie pro
Les organisations syndicales ont été reçues le 16 juin à la DSDEN. Lors de cette rencontre, l’administration a annoncé officiellement l’augmentation des effectifs en voie professionnelle.
Toutes les classes de seconde professionnelle tertiaire ainsi que la grande majorité des secondes professionnelles industrielles verraient leurs effectifs augmenter de 2 élèves.
Pour la CGT Éducation 91, c’est inacceptable : cette décision va dégrader les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissage des élèves.
+2
élèves supplémentaires prévus dans de nombreuses classes de seconde bac pro.
7 000
élèves supplémentaires accueillis dans l’Essonne entre 2015 et 2026.
2 800
places seulement livrées par le Conseil régional sur la même période.
15 / 50
projets d’ouvertures de formations retenus par la Région sur environ 50 proposés.
Une gestion de la pénurie au détriment des élèves et des personnels
Depuis plusieurs années, dans l’Essonne, des centaines d’élèves se retrouvent sans affectation en seconde professionnelle. La cause est connue : les investissements du Conseil régional ne sont pas à la hauteur de la pression démographique du département, et le rectorat se contente de gérer la pénurie de places.
Plutôt que d’ouvrir les classes et les formations nécessaires, la DSDEN choisit de saturer les classes. Certains établissements, déjà contraints par leurs bâtiments, passeraient à 30 élèves voire plus.
Cette politique ne tient pas compte des réalités de la voie professionnelle : difficultés sociales et scolaires des élèves, place disponible dans les salles, équipements en atelier, sécurité, accompagnement individualisé.
L’argent public doit aller à l’école publique
Le Rectorat de Versailles a même mis en place une convention avec l’enseignement privé sous contrat pour louer des places dans des lycées privés à des élèves du public en attente d’affectation.
En Île-de-France, en 8 ans, Valérie Pécresse a multiplié par six le montant des versements au privé.
Pour nos organisations, l’argent public doit financer l’école publique, construire les établissements nécessaires et garantir à chaque élève une affectation dans un lycée public à taille humaine.
Le surbooking n’est pas une solution
Le « surbooking » joue de manière cynique sur le décrochage scolaire. Il consiste à remplir les classes au-delà de ce qui est acceptable en misant sur le fait que certain·es élèves décrocheront ou quitteront la formation.
Les classes « Avenir » ne constituent pas davantage une réponse à la hauteur des besoins. Elles ne remplacent ni des formations qualifiantes, ni des places en lycée professionnel public, ni des postes.
Assez de bricolage : les élèves ont droit à une formation qualifiante et les personnels à des conditions de travail dignes.
Nos revendications
Les organisations syndicales FSU 91, SNETAA-FO 91 et CGT Éducation 91 demandent la transparence totale sur le nombre d’élèves non affecté·es et leurs choix d’orientation.
Elles revendiquent :
- l’arrêt de la politique de « surbooking » menée par la DSDEN de l’Essonne ;
- l’ouverture de toutes les formations nécessaires en seconde professionnelle et en CAP ;
- la suppression des classes Avenir ;
- la création de tous les postes nécessaires ;
- la construction de tous les lycées publics nécessaires ;
- la baisse des effectifs par classe ;
- des conditions de travail et d’apprentissage dignes.
Réunissons-nous dans les établissements
Nos organisations appellent les personnels à se réunir dès maintenant pour décider de tous les moyens nécessaires afin de mettre un coup d’arrêt à cette politique.
Défendons la voie professionnelle scolaire, les élèves et nos conditions de travail.
Communiqué intersyndical – Surbooking en voie professionnelle
CGT Éducation 91
Faites remonter les situations de vos établissements : effectifs prévus, contraintes de salles, ateliers, sécurité, postes nécessaires, besoins d’ouvertures.
